La présence de sang ne permet pas d’identifier une maladie à l’œil nu. Inversement, son séchage ne suffit pas à garantir qu’une surface peut être manipulée sans précaution.

Sang et liquides biologiques : quelles voies d’exposition ?

Certains agents infectieux peuvent être transmis par une blessure, une piqûre, une projection sur les yeux ou la bouche, ou un contact avec une peau lésée. Les virus des hépatites B et C font partie des agents à prendre en compte en cas d’exposition à du sang potentiellement contaminant.
La possibilité d’une transmission varie selon l’agent, sa persistance, la quantité présente et le contact. Toutes les maladies ne se transmettent pas par le sang, et leur présence ne peut pas être déduite de l’aspect du logement.

Surfaces souillées, déchets et logement dégradé

Les surfaces, les objets et les matériaux poreux touchés ne présentent pas tous les mêmes possibilités de nettoyage. Un matériau imprégné en profondeur peut nécessiter un retrait. Des moisissures, des déchets ou la présence de nuisibles constituent d’autres éléments à examiner selon l’état des pièces.
Le traitement des odeurs ne remplace pas l’enlèvement des salissures ni la prise en charge des matériaux concernés.

Préparer une intervention adaptée

  1. Identifier les zones concernées et définir les protections nécessaires.
  2. Préserver les effets personnels et fixer les éléments à évacuer.
  3. Nettoyer les surfaces avant la désinfection lorsqu’elle est nécessaire.
  4. Respecter les conditions d’emploi des produits et de réutilisation du logement.
  5. Contrôler les opérations et remettre les documents prévus.
Nous adaptons les opérations à l’évaluation du lieu. En contexte judiciaire, le traitement débute seulement lorsque l’accès et le nettoyage sont autorisés.

Si une exposition a eu lieu

En cas de blessure ou de projection de sang sur une muqueuse ou une peau lésée, demandez rapidement un avis médical. Le nettoyage du logement ne remplace pas la prise en charge de la personne exposée.

Accident d’exposition au sang : les premiers gestes

L’INRS définit l’accident d’exposition au sang comme tout contact avec du sang ou avec un liquide biologique potentiellement contaminant. Pour les professionnels exposés, son affiche de premiers soins indique, en cas de piqûre, de coupure ou de contact sur une peau lésée, de ne pas faire saigner la plaie, de la nettoyer immédiatement à l’eau et au savon, de la rincer, puis de la désinfecter pendant au moins cinq minutes.
En cas de projection dans l’œil, la bouche ou le nez, le rinçage dure au moins cinq minutes, au sérum physiologique ou à l’eau. Un avis médical est à demander dans l’heure : le médecin évalue le risque et décide d’un éventuel traitement. Pour un salarié, l’accident du travail est déclaré dans les 24 heures et le médecin du travail est informé.
Pour limiter ces expositions, l’INRS cite quatre familles d’équipements de protection individuelle : gants, vêtements de protection, lunettes-masques et appareils de protection respiratoire. Les règles d’hygiène comptent autant : lavage des mains au savon, interdiction de boire, de manger ou de fumer sur le lieu de travail, vêtements de travail rangés à part des vêtements de ville.

Questions fréquentes

Du sang séché présente-t-il encore un risque ?

Le séchage ne suffit pas à garantir qu’une surface peut être manipulée sans précaution. La présence de sang ne permet pas non plus d’identifier une maladie à l’œil nu.

Comment une transmission peut-elle se produire ?

Certains agents infectieux peuvent être transmis par une blessure, une piqûre, une projection sur les yeux ou la bouche, ou un contact avec une peau lésée. La possibilité d’une transmission varie selon l’agent, sa persistance, la quantité présente et le contact.

Que faire en cas d’exposition ?

En cas de blessure ou de projection de sang sur une muqueuse ou une peau lésée, demandez rapidement un avis médical. Le nettoyage du logement ne remplace pas la prise en charge de la personne exposée.

Retrouver tous les guidesNotre intervention après décès